AXE 2 - MILIEUX DE VIE ET PERSONNES ÂGÉES : DIVERSITÉ ET INÉGALITÉS

Des besoins aux ressources : diversité des milieux et des stratégies déployées par les personnes âgées (axes 2 et 3 )

Anne-Marie Séguin, Éric Gagnon, Philippe Apparicio, Bernadette Dallaire, Andrée Sévigny, Tamara Sussman, Andrée Tourigny et Isabelle Van Pevenage, FRQSC – Actions concertées (projet de recherche), 2014-2017.

Résumé du projet de recherche

DES BESOINS AUX RESSOURCES : DIVERSITÉ DES MILIEUX ET DES STRATÉGIES DÉPLOYÉES PAR LES PERSONNES ÂGÉES

Anne-Marie Séguin, Éric Gagnon, Philippe Apparicio, Bernadette Dallaire, Andrée Sévigny, Tamara Sussman, André Tourigny et Isabelle Van Pevenage, 2014


Dans un contexte où les gouvernements souhaitent que les personnes âgées demeurent le plus longtemps possible dans leur milieu, il devient essentiel de mieux comprendre les liens qu’entretiennent les aînés avec les environnements où ils vivent. Notre recherche s’intéresse aux besoins des aînés et aux ressources qui sont accessibles dans leur milieu pour faire en sorte qu’ils vivent là où ils le souhaitent et dans des conditions qu’ils jugent acceptables. Elle aborde les questions de recherche suivantes : de quoi les personnes âgées ont-elles besoin afin de demeurer là où elles le désirent? (d’abord à partir d’une définition normée, c’est-à-dire définie par ceux qui gèrent et donnent les services publics, puis défini par elles); quelles sont les ressources disponibles dans leur environnement et quelles ressources utilisent-elles pour répondre à leurs besoins? Quels besoins ne sont pas comblés? Enfin, quelles sont les stratégies mises en œuvre par les personnes âgées pour continuer d’accomplir certaines activités, préserver les liens et exercer les formes de participation sociale auxquels elles tiennent?

Pour répondre à ces questions, la recherche utilise une méthodologie mixte et comporte deux volets. Le premier repose sur l’exploitation d’une vaste enquête canadienne par questionnaire sur les soins reçus dont les données sont basées sur une définition fonctionnelle (donc normée) des besoins. L’intérêt de ce premier volet est de dresser un portrait des aides reçues par les aînés pour l’ensemble du Québec. Il est également possible de dégager des profils d’aides reçues en fonction de certaines caractéristiques individuelles (genre, revenu, situation familiale, état de santé, etc.). Le second volet, qui repose sur des entretiens semi-dirigés auprès de 45 aînés vivant dans des milieux différents, permettra d’identifier les besoins tels que définis par les aînés, l’éventail des personnes qui y répondent (familles, autres proches, voisins, groupes communautaires, organismes municipaux ou étatiques, etc.), les ressources disponibles, les stratégies de mobilisation de ces ressources, et les lacunes et obstacles présents dans différents types de milieux géographiques. Les aînés seront recrutés dans un arrondissement central de Montréal, un arrondissement typique de la banlieue de Québec et dans la région de Charlevoix-Est.

L’originalité de ce projet est de prendre en compte par son approche qualitative l’ensemble des dimensions qui contribuent à l’ancrage et au maintien dans un milieu (ressources disponibles, obstacles, mobilisation des ressources et participation sociale) et de comparer différents types de milieu.

Les parcs urbains dans la région métropolitaine de Montréal: un enjeu d'équité environnementale

(axe 2)

Philippe Apparicio, Anne-Marie Séguin, Thi Thanh Hien Pham, CRSH – Savoir, 2014-2017.

Résumé du projet de recherche

LES PARCS URBAINS DANS LA RÉGION MÉTROPOLITAINE DE MONTRÉAL : UN ENJEU D'ÉQUITÉ ENVIRONNEMENTALE

Philippe Apparicio, Anne-Marie Séguin et Thi Thanh Hien Pham, 2014


Les parcs urbains constituent un élément central dans l'aménagement des villes en raison des bénéfices qu'ils procurent aux citoyens tant au niveau de la santé physique que du bien-être psychologique. Toutefois, ils ne sont pas toujours distribués de façon équitable à travers le territoire des métropoles. Par conséquent, plusieurs auteurs se rattachant au courant des études sur la justice environnementale ont analysé leur distribution afin de vérifier si certains groupes de population plus vulnérables –principalement, les personnes à faible revenu, les minorités visibles et les enfants – n'ont pas une accessibilité spatiale plus limitée aux parcs urbains comparativement au reste de la population. Du fait de leur éloignement plus marqué aux parcs, il leur serait plus difficile de profiter des bénéfices qu'ils procurent, traduisant ainsi une situation d'iniquité.

Bien que fort intéressantes, ces études quantitatives ont surtout retenu la dimension de la proximité spatiale. Elles ont le plus souvent négligé d'autres dimensions pouvant favoriser ou non l'utilisation des parcs comme leurs caractéristiques internes et celles de leur milieu environnant, leur saturation potentielle et le type d'utilisateurs (jeunes enfants, adolescents, personnes âgées). Dans une optique d'explorer de façon multidimensionnelle le concept de justice environnementale en lien avec les parcs, nous proposons d'étudier la situation de trois groupes de population (jeunes enfants, adolescents, personnes âgées) sur le territoire de la communauté métropolitaine de Montréal.

Le projet est guidé par trois grandes questions de recherche :

1) Pour chacun des groupes de population, quelles sont les caractéristiques spécifiques des parcs (taille, nombre, types, condition et qualité des équipements, etc.) qu'ils jugent favorables ou défavorables à leur utilisation?

2) À la lumière des évaluations subjectives des éléments positifs et négatifs des parcs par chacun des trois types d'usagers potentiels, quelles sont l'offre et l'adéquation des parcs vis-à-vis des attentes spécifiques de chacun des groupes sur le territoire de la communauté métropolitaine de Montréal?

3) Existe-t-il des iniquités environnementales en termes d'accessibilité et de saturation des parcs pour les trois groupes de populations? Si iniquités il y a, varient-elles significativement en fonction des caractéristiques des individus en termes de revenu et d'appartenance à une minorité visible?

Pour y répondre, nous proposons une méthodologie mixte comprenant trois étapes. La première vise à identifier les caractéristiques des parcs qui, du point de vue de leurs usagers potentiels, favorisent ou non leur utilisation, et ce, pour les trois groupes de population. La seconde étape est scindée en deux parties. L'une se penche sur la caractérisation des parcs du territoire à l'étude à partir de données qui seront colligées lors de relevés de terrain. L'autre vise à qualifier, à l'aide des systèmes d'information géographique, le milieu environnant du parc en fonction de quatre dimensions relatives à la marchabilité (walkability), au trafic routier, à la criminalité et au niveau de la pollution atmosphérique et sonore. Dans la dernière étape, nous construirons plusieurs mesures d'accessibilité et de saturation potentielle des parcs pour chacun des groupes, en tenant compte de leurs besoins et usages des parcs.

Vieillir en ville moyenne ou en région métropolitaine. Quel rôle pour l'aménagement urbain? (axe 2)

Paula Negron-Poblete, Sébastien Lord, Daniel Gill et Yan Kestens, FRQSC – Actions concertées (projet de recherche), 2014-2017.

 

Résumé du projet de recherche

VIEILLIR EN VILLE MOYENNE OU EN RÉGION MÉTROPOLITAINE. QUEL RÔLE POUR L'AMÉNAGEMENT URBAIN?

Paula Negron-Poblete, Sébastien Lord, Daniel Gill et Yan Kestens, 2014


Cette recherche vise à mieux comprendre les « formes de vieillir » dans différents territoires en identifiant les caractéristiques de l’environnement urbain susceptibles de faciliter le maintien des aînés québécois dans leur milieu de vie habituel et en déterminant les actions en matière d’aménagement urbain, de mobilité, d’accessibilité et de sécurité dans l’espace public qui contribueront à favoriser leur autonomie. L’objectif principal est de déterminer dans quelle mesure différents types d’environnements urbains favorisent une expérience positive du vieillissement en fonction de différents modes de vie. Comment les personnes âgées se distribuent-elles au sein des territoires? Quelles sont les caractéristiques morphologiques des territoires qui concentrent des personnes âgées? Quelles actions en matière d’aménagement urbain permettront de favoriser un vieillissement autonome? La méthodologie inclut trois volets. Une identification et une caractérisation fonctionnelle seront menées dans les lieux de concentration des personnes âgées au sein de six régions administratives à l’échelle des secteurs de recensement. Par la suite, une caractérisation morpho-fonctionnelle détaillée, réalisée à l’aide d’un audit environnemental, permettra d’évaluer le niveau de marchabilité dans et autour des concentrations résidentielles types de personnes âgées. Finalement, des ateliers de discussion regroupant des acteurs de l’aménagement, des promoteurs et des résidents âgés des environnements types permettront d’élaborer des pistes de solution pour les configurations urbaines les plus problématiques. Les résultats de la recherche, réalisée en étroite collaboration avec l’Ordre des urbanistes du Québec ainsi qu’avec la Table de concertation des aînés de l’île de Montréal, visent principalement les acteurs responsables de l’aménagement urbain et des services de transport urbain.

Laboratoire d’équité environnementale (LAEQ) (axes 2 et 3 )

Philippe Apparicio et Anne-Marie Séguin, Fondation canadienne pour l’innovation, 2015-2016.

Résumé du projet de recherche

LABORATOIRE D'ÉQUITÉ ENVIRONNEMENTALE (LAEQ)

Philippe Apparicio et Anne-Marie Séguin, 2014


Le laboratoire mènera des recherches innovantes en équité environnementale qui s’intéressent aux situations de surexposition à des nuisances ou encore de plus faible accessibilité, aux éléments positifs du cadre de vie que vivent certains groupes de population (personnes à faible revenu, minorités visibles, enfants et personnes âgées, etc.).

Dans un premier volet, en mobilisant très largement les systèmes d’information géographique, il s’agira d’analyser la distribution d’un ensemble d’éléments de l’environnement urbain tant négatifs que positifs (bruit, pollution de l’air, végétation et accessibilité aux services) afin d’élaborer des diagnostics précis et multidimensionnels d’équité environnementale.

Dans un second volet, le recours à des instruments à la fine pointe de la technologie – GPS, capteurs portatifs de pollution et exposimètres acoustiques – permettra de mesurer avec précision l’exposition des individus à ces mêmes éléments négatifs et positifs de l’environnement urbain. Les interrelations complexes entre pratiques de mobilité, exposition à des nuisances multiples et accessibilité à la végétation et aux ressources urbaines, seront explorées, ce qui n’a pas été fait à ce jour.

Dans un contexte où les autorités poursuivent parallèlement des objectifs de ville durable et de santé des populations urbaines, les résultats des recherches seront des plus pertinents pour les décideurs urbains et les acteurs en santé publique.

Participe-présent : mise à l’essai d’un programme visant à promouvoir la participation sociale d’aînés qui vivent avec des problèmes de santé mentale (axes 1 et 2) 

Ginette Aubin, Bernadette Dallaire, Manon Parisien et Véronique Billette, Réseau québécois de recherche sur le vieillissement, 2015-2016.

Résumé du projet de recherche

En construction

Vieillir dans les territoires de banlieue de Montréal : projets et capacités de mobilité (axe 2)

Paula Negron-Poblete, FRQSC – Nouveaux professeurs-chercheurs, 2012-2016.

Résumé du projet de recherche

VIEILLIR DANS LES TERRITOIRES DE BANLIEUES DE MONTRÉAL : PROJETS ET CAPACITÉS DE MOBILITÉ

Paula Negron-Poblete, 2012


L’objectif central de la recherche est de déterminer si les territoires vieillissants excentrés de l’île de Montréal répondent aux besoins d’accessibilité et aux capacités de mobilité de leurs résidents âgés. Dans un premier temps, nous ferons une analyse de l’accessibilité à pied aux équipements, commerces et services sur quatre territoires excentrés de l'île de Montréal, en considérant comme facteurs de friction la distance sur le réseau de rues et les caractéristiques de l’environnement urbain qui affectent la mobilité à pied chez les aînés. Dans un deuxième temps, à partir d’entretiens semi-dirigés auprès des résidents âgés des quatre territoires à l’étude, nous analyserons les comportements réels en matière de mobilité des résidents âgés, en nous intéressant particulièrement aux trajets parcourus et aux facteurs qui affectent leur mobilité à pied. Finalement, à partir d’information obtenue dans le cadre de groupes de discussion auprès d’aînés des quatre territoires, nous construirons un audit environnemental qui nous permettra d’évaluer le niveau d’accessibilité de ces territoires en tenant compte des capacités de mobilité des personnes âgées.

Homelessness in Late Life: Growing Old on the Streets, in Shelters and Long-Term Care

(axes 2 et 1 )

Amanda Grenier, Jean-Pierre Lavoie, Tamara Sussman et David Rothwell, CRSH, 2012-2015.

Résumé du projet de recherche

HOMELESSNESS IN LATE LIFE : GROWING OLD ON THE STREETS, IN SHELTERS AND LONG-TERM CARE

Amanda Grenier, Jean-Pierre Lavoie, Tamara Sussman et David Rothwell


This research project explores the conceptual and practical challenges that occur at, or in relation to, the intersections of ageing and homelessness. Although planning for ageing societies is beginning to surface on the global policy and planning agenda, homelessness and aging are often approached and understood in separate domains. Homeless initiatives tend to target youth or working-age populations, while ageing agendas framed around 'success', 'productivity' or 'health' often overlook marginalised subgroups such as homeless people. Even the social gerontological research echoes this trend (see M. Crane & Warnes, 2007; McDonald, Dergal, & Cleghorn, 2007b; 2007a; 2006 for exceptions). Yet the 'greying' of the population and what these changes mean for policy and practice, can no longer be ignored. Our team approaches the issue of homelessness from the unique angle of ageing. We focus on the specificities of ageing and homelessness, the expectations in regards to aging and homelessness, and the policies and services meant to address older homeless people.  More specifically in partnership with The Old Brewery Mission, CSSS Jeanne Mance and CSSS Cavendish-CAU our team aims to:

1)  better understand the interactions between homelessness and aging, how the experience of aging changes homelessness and vice versa; and to understand these experiences in relation to expected life course transitions, social issues of housing and homelessness, policies and services;

2)  examine the adequacy of current conceptual frameworks and practical approaches to late life and homelessness, including age and stage-based understandings of change (e.g., impairment), organizational frameworks for ageing societies, relationships to place, social exclusion and economic inequality, and movement between community services such as sheltered housing and long term care and;

3)  determine community based supports for older homeless adults, identify the challenges that exist at particular locations of service (shelters, health and social care, long term care), articulate the types of supports needed, and identify key programming changes that need to occur.

Les lieux de la vie quotidienne vus à travers la lentille des aînés (axe 2)

Anne-Marie Séguin, Véronique Billette, Alexandra Guay-Charrette et Marie-Josée Dupuis, Fonds de l’INRS, 2012-2015.

Résumé du projet de recherche

LES LIEUX DE LA VIE QUOTIDIENNE VUS À TRAVERS LA LENTILLE DES AÎNÉS

Anne-Marie Séguin, Véronique Billette, Alexandra Guay-Charrette, Marie-Josée Dupuis, 2012


La recherche s'inscrit dans un programme de recherche plus vaste qui a pour objectif de mobiliser les concepts de reconnaissance et d’exclusion sociale pour analyser les multiples enjeux sociaux et territoriaux ainsi que les réalités sociopolitiques québécoises liées au vieillissement. Plus précisément, ce projet de recherche, mené par une géographe et une urbaniste, épaulées par une sociologue et une politologue, adopte une perspective de gérontologie sociale critique. Il vise à intégrer pleinement les personnes âgées dans la recherche en leur donnant une voix et une tribune artistique. Par le biais de groupes de discussion (focus groups) et d'un projet de photographie, nous souhaitons d'abord identifier les lieux où ils perçoivent des situations d'exclusion sociale sous différentes formes (politique, culturelle, territoriale, économique, etc.) pour ensuite les représenter en images (accompagnées d'extraits de verbatim).

Le projet implique la réalisation de huit groupes de discussion réunissant des personnes âgées vivant dans huit quartiers différents de Montréal. Au cours de chacun de ces groupes de discussion, sept à dix aînés d'âge et de conditions physiques différents seront appelés à identifier les lieux d'exclusion étant attribuables à leur condition d'aîné et à échanger leurs points de vue et leurs opinions sur ces lieux, notamment sur ce qui contribue à leur exclusion. Il s'agira, entre autres, de discuter des lieux qui sont plus ou moins faciles à fréquenter et des endroits où les aînés se sentent moins bien accueillis et moins respectés. Les caractéristiques des lieux perçus comme inclusifs, acceuillants et accessibles par les participants seront aussi explorées. Nous nous intéresserons notamment au quartier de résidence comme environnement et en quoi ce lieu qui est normalement un lieu d'appartenance et de fréquentation au quotidien, peut aussi être un lieu d'exclusion. Nous explorerons également la perception qu'ont les aînés de leur capacité à faire entendre leur voix en tant qu'aînés et leur pouvoir de revendication pour modifier ces lieux d'exclusion pour qu'ils deviennent inclusifs ou encore pour les éliminer.

Les participants sont au courant que la recherche a pour objectif, entre autres, de réaliser une exposition itinérante à partir d’extraits de leurs paroles et de photos sur les mêmes thèmes. L'exposition sera aussi disponible sur internet et les visiteurs pourront également y réagir. Le contenu des groupes de discussion sera aussi analysé par les chercheurs et des publications scientifiques sur les lieux d'exclusion et d'inclusion des aînés en découleront.

Soins palliatifs à domicile pour les personnes âgées et exclusion sociale (axes 2 et 1 )

Isabelle Van Pevenage, Patrick Durivage, Véronique Billette, Norma Gilbert, Sarita Israel et Pam Orzeck, CSSS Cavendish-CAU, 2012-2015.

Résumé du projet de recherche

SOINS PALLIATIFS À DOMICILE POUR LES PERSONNES ÂGÉES ET EXCLUSION SOCIALE 

Isabelle Van Pevenage, Patrick Durivage, Véronique Billette, Norma Gilbert, Sarita Israel et Pam Orzeck, 2012


Qu’est-ce qui fait qu’une intervention de l’équipe interdisciplinaire en soins palliatifs à domicile auprès d’une personne âgée ou de ses proches diminue ou au contraire augmente l’exclusion sociale ? Peut-on (ou doit-on) viser l’inclusion sociale auprès des mourants ?

Cette recherche est basée sur une étude de cas d’intervention à domicile d’une personne âgée en soins palliatifs. Elle s’inscrit dans un projet de recherche-action du CREGÉS autour de l’exclusion sociale dans l’intervention avec les personnes âgées. Ce projet visait à « questionner l’impact des interventions (ou non-intervention) sur l’exclusion sociale des personnes âgées et de leurs proches » (2010 :3).

L’exclusion sociale peut s’observer dans divers lieux. Non seulement dans les lieux publics, mais également dans les lieux « privés », tels que le domicile. Elle s’observe effectivement dans la société et dans les interventions, mais également dans la situation même de la mort imminente.

Cette exclusion en situation de soins palliatifs à domicile se réalise tant à travers la dimension symbolique (stigmatisation en tant que « malade en phase terminale »), qu’identitaire (n’être qu’un « mourant »), à travers les liens sociaux (éloignement des amis ou des enfants), l’institution (offre de service conditionnelle à un « profil » clinique), les décisions au quotidien ou encore l’espace physique (ne plus pouvoir conduire sa voiture).

Tout contexte d’intervention peut potentiellement soulever des enjeux reliés à l’exclusion sociale. Dans le contexte particulier des soins palliatifs, étant donné les tabous qui accompagnent la mort (déchéance des corps, anxiété face à la mort, …), l’exclusion sociale contribuerait-elle au désespoir ?

Développement, validation et mise à l’essai d’une intervention de groupe en milieu communautaire visant à promouvoir la participation sociale d’aînés ayant des problèmes de santé mentale

(axes 1 et 2 )

Manon Parisien, Ginette Aubin, Kareen Nour, Bernadette Dallaire, Véronique Billette, Anne-Marie Belley et Alan Regenstreif, Fonds du CSSS Cavendish-CAU, 2011-2015.

Résumé du projet de recherche

DÉVELOPPEMENT, VALIDATION ET MISE À L'ESSAI D'UNE INTERVENTION DE GROUPE EN MILIEU COMMUNAUTAIRE VISANT À PROMOUVOIR LA PARTICIPATION SOCIALE D'AÎNÉS AYANT DES PROBLÈMES DE SANTÉ MENTALE

Manon Parisien, Ginette Aubin, Kareen Nour, Bernadette Dallaire, Véronique Billette, Anne-Marie Belley et Alan Regenstreif, 2011


Au Québec, on estime à près de 13% la prévalence des problèmes de santé mentale (PMS) chez les personnes âgées de 65 ans et plus (Préville et al., 2008). Pour différentes raisons, ces aînés peuvent être moins susceptibles de s’engager ou de maintenir un mode de vie socialement actif que ceux en bonne santé mentale (Blanchet et al., 2014 ; Dallaire et McCubbin, 2009). En contrepartie, il est reconnu que la participation sociale contribue de façon importante au maintien de la santé et du bien-être chez les aînés. À ce sujet, une équipe du CSSS Cavendish-CAU, soutenue par une équipe d’experts, en est à développer Participe-présent, un programme visant à promouvoir la participation sociale des aînés qui vivent avec des problèmes de santé mentale.

Ce projet vise à documenter la mise à l’essai de Participe-présent au sein de quelques organismes : 1) vérifier la pertinence et la faisabilité des diverses activités du programme; 2) documenter le processus d’implantation (ex. : population rejointe, appréciation des organismes, satisfaction des participants) ainsi que 3) explorer les bénéfices ressentis par les participants à la suite du programme.

Participe-présent comporte plusieurs volets : 1) une rencontre individuelle inspirée de l’entretien motivationnel; 2) un atelier de groupe psychoéducatif de 7 rencontres; 3) des visites d’organismes communautaires organisées avec les participants, et 4) un projet collectif de communication médiatique réalisé pendant l’atelier de groupe. (www.creges.ca/site/fr/pratiques-de-pointe/ppsv/les-programmes)

Le projet permettra d’ajuster les outils d’animation du programme en vue de le transférer aux différents milieux de pratique du Québec.