Chercheure principale : Anne-Marie SÉGUIN, Institut national de la recherche scientifique (INRS)

Co-responsable de la recherche : Éric GAGNON, CIUSS de la Capitale Nationale

Cochercheurs : Bernadette DALLAIRE, Université Laval / Isabelle VAN PEVENAGE, CIUSS du Centre-Ouest de l’île de Montréal / André TOURIGNY, Université Laval et Institut national de santé publique du Québec / Andrée SÉVIGNY, Centre hospitalier universitaire de Québec / Philippe APPARICIO, Institut national de la recherche scientifique

Coordonnatrice de la recherche : Véronique BILLETTE

Assistantes de recherche : Alexandra GUAY-CHARRETTE, Audrey MATTE GUILMAIN et Isabel WIEBE

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Dans un contexte où la très grande majorité des personnes âgées souhaitent demeurer le plus longtemps possible dans leur domicile, orientation retenue dans la politique québécoise de 2012 « Vieillir et vivre ensemble. Chez soi, dans sa communauté au Québec », il devient essentiel de mieux comprendre les besoins comblés et non comblés, ainsi que les ressources et stratégies qui rendent le soutien à domicile possible pour les personnes ayant des incapacités grandissantes. La recherche a révélé que les aînés qui vivent seuls et ont des incapacités légères réussissent globalement à combler leurs principaux besoins en déployant de très nombreuses stratégies, mais que celles-ci nécessitent des efforts et un temps considérables, l’appui soutenu d’un réseau diversifié d’aidants (enfants, membres de leur fratrie, voisins, amis et autres parents), la mobilisation des ressources communautaires locales et le recours à de nombreux services de livraison. Pour consacrer leurs énergies à l’essentiel, ces aînés doivent aussi renoncer à certaines activités appréciées. Les préoccupations les plus importantes des personnes interviewées portent sur la possibilité de maintenir cet équilibre précaire entre besoins, ressources et stratégies, si leur autonomie est réduite par une maladie ou des incapacités sévères. Elles semblent pour la plupart peu confiantes en leur capacité de trouver les soutiens nécessaires à domicile, surtout si leurs besoins sont urgents. Une autre source importante de préoccupations et de difficultés principalement chez les femmes (plus nombreuses à vivre seules avec des revenus modestes) propriétaires, concerne l’entretien de leur domicile (coûts et qualité des réparations, entretien du bâtiment et du terrain, etc.). Ces deux préoccupations quant à l’avenir les amènent à envisager d’aller vivre en résidence, parfois avant d’y être obligées par une plus grande perte d’autonomie. Un dernier point, assez convergent chez les personnes rencontrées, tant propriétaires que locataires, concerne leurs inquiétudes quant à leurs capacités financières au vu de leur revenu modeste. Pourront-elles payer les réparations et l’entretien de leur logement, ou encore les coûts des services à domicile et des travaux ménagers nécessaires pour y demeurer ? Pourront-elles trouver une résidence adaptée à leurs besoins et financièrement accessible?